06 décembre 2009
Une eau froide comme la pierre de Deborah Crombie
Duncan Kincaid, de Scotland Yard, Gemma sa compagne, et leurs fils respectifs, partent pour la première fois en vacances ensemble, pour Noël, dans la famille de Duncan.
Cette dernière vit dans le Cheshire, le long des canaux où naviguent des péniches de travail et de tourisme.
Et la neige est là..................... magnifique Noël qui s'annonce : famille, paysages, neige, noël....................... Cadavres !!!
Evidemment, ce n'est pas leur juridiction et même si l'enquêteur est un ami d'enfance de Kincaid, une juridiction est une juridiction.
Oui mais........................ c'est la soeur de Ducan qui découvre le premier cadavre............. et le fils de Duncan qui découvre le second.............et l'associé de son beau-frère qui est suspect................ et le beau-frère qui joue au con................... et ça fait beaucoup quand même :evilmad: comment résister ?
Deborah Crombie peint avec délicatesse l'atmosphère de ces canaux et de la vie qui y coule. Ses personnages sont tous teintés des subtiles touches des drames humains qui ont forgé leur histoire.
Pas d'effusion de sang ni de déballage d'horreur, juste un description tout en nuance des personnages, de leur caractère, de leur vie.
Des drames ordinaires dans une ville ordinaire comme cela pourrait arriver n'importe où 8)
17 novembre 2009
Un livre magnifique qui vous hantera longtemps.
C'est le commentaire de Michael Connelly et comme j'adore Connelly, je
l'ai lu.....................
C'est étonnant................ ce
livre est un polar mais pas du genre classique et en fait, il ne se lit
pas comme un polar, mais comme l'histoire d'une vie.
C'est
poignant (j'ai usé un bon paquet de kleenex), c'est terrifiant de
désespoir et de souffrance et pourtant, on espère toujours en encore,
au fil des pages, que cela va s'arrêter........ que le héros va pouvoir
enfin trouver le repos et vivre une vie normale............... jusqu'au
bout, jusqu'à la dernière ligne on espère pour lui.
De quoi ça parle ?
En
gros d'un meurtrier en série qui va tuer plusieurs dizaines de petites
filles sur plusieurs décennies. Et d'une petit garçon qui croit aux
anges.
Le
héros à une dizaine d'année lorsque son récit
commence.......................... il a plus de quarante ans lorsque la
fin de l'histoire met un terme au massacre. Et tout au long de sa vie,
c'est l'enfer qui se déchaine, mais un enfer normal contre lequel il ne
se rebelle pas vraiment. Un enfer qu'il endosse comme étant sa
responsabilité au point de se sentir coupable de n'avoir pas pu sauver
ces petites filles. Responsabilité dont tous les adultes vont se laver
les mains et se décharger sur d'autres.
Une réponse "grandiose"
d'un des personnages, lorsque le héros tente de le faire réagir en lui
apprenant que le tueur continue à tuer ailleurs : ce n'est pas son
problème, c'est le problème de ceux qui vivent ailleurs.
Le
livre est long, rempli de description et de pensées, qui reprend la vie
de l'Amérique profonde des années 30 aux années 60 avec la guerre en
toile de fond des premiers meurtres.
Et une conclusion inattendue ![]()
Vraiment pas un polar classique, et j'ai beaucoup aimé
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Le juste milieu, mais où est passé le juste milieu ?
L'annuaire des Forums
10 novembre 2009
La danse de mort de Linda Fairstein
Où l'on retrouve le trio New-yorkais : Alexandra, procureur, et les inspecteurs Wallace et Chapman.
Chapman n'est pas en grande forme, depuis la mort de sa compagne, il peine à revenir dans le monde bien meurtrier de ses deux amis.
Pas de problème, un bon petit meurtre bien bizarre, rien de tel pour remettre Mike en selle, avec la complicité d'Alex et de Mercer bien sur.
Cette fois-ci, l'auteur nous entraîne dans l'histoire de New-York et de ses théâtres.
Le meurtre d'une danseuse étoile au Metropolitan Opera lance les enquêteurs dans le monde parfois bien glauque du show business et dans le passé architectural de New-York.
Seulement voilà, Alex n'a pas qu'un fer sur le feu. Elle mène trois enquêtes de front et chacune d'elle met sa vie en péril....................... laquelle aura sa peau ? à moins que ses deux amis de fasse encore rempart de leur corps.
La ville qui ne dort jamais mérite bien son nom et les lumières de Broadway brillent cette fois d'un éclat sanguinolent.
03 novembre 2009
Mephisto Club de Tess Gerritsen
Encore les démons !!! ou les hommes ? à voir !!! en tout cas, Jane
Rizzoli, elle, ne combat que les hommes (facile, on leur tire dessus,
et ils sont morts
).
Et puis elle a plus important à régler : ses affaires de famille, entre un père gagné par le démon de midi et une mère qui, pour se venger, enfile le cuir et exhibe ses appâts.
Alors, si elle ne doute pas de sa
cible, Maura la légiste, elle, doute et
beaucoup........................ c'est surement pour cela que le
Mephisto Club veut la recruter
Lettres de sang, croix inversées, pentacles et chèvres sacrifiées.............. le doute est permis.
Une chose est sure, les cadavres qui jalonnent la route de Lily Saul sont bien humains et très très sanguinolents !!!!
Alors vengeance de l'au-delà ? vengeance humaine ? démons des temps anciens ? perversion humaine ?
Et Lily Saul ? victime ou coupable?
Pour le savoir, il va falloir le lire 
04 juillet 2009
Flic à Hollywood de Joseph Wambaugh
Mon premier livre de l'auteur. Au début, c'est bizarre, un peu fouilli (enfin, c'est l'impression que j'ai eu). Surement parce que l'on ne suit pas un crime ou un enquêteur, mais tout un commissariat (enfin presque), le commissariat d'Hollywood.
On suit des policiers de patrouille, des enquêteurs, des sergents.............. et des petits truands...........tous petits truands.................... leur vie de tous les jours.
Une fois intégré les codes de langage, les différents protagonistes, on se rend compte qu'il y a quand même une enquête de fond que les personnages se renvoient comme une balle au tennis. Et puis ils sont tous bargeots dans cette histoire : les truands et délinquants (plus que la normale, si si) et les policiers............. et quelque part tous attachants (même les truands, mais un peu moins quand même que les policiers).
Cela aurait pu s'appeler "nuits de folie à Hollywood" ou "central nuit à Hollywood" pour ceux qui connaissent la série TV française.
Je me suis demandée où je mettais mes yeux (au lieu de mes pieds!!) puis je me suis prise au jeu et au final, je crois que je suis accro car je voudrais bien savoir s'il y a une suite et la lire immédiatement !!!
Encore un auteur à rajouter à ma liste.
31 mai 2009
Crosière maudite de Douglas Preston et Lincoln Child
Alors, si vous aviez l'intention de partir en croisière sur un superbe paquebot, je vous déconseille la lecture de ce thriller. A moins d'aimer ne dormir que d'un oeil et passer votre temps à regarder derrière vous !!!!
Aloysius Pendergast et Constance Greene sont de retour. Pas d'autre compagnon pour leur traversée sanglante en plein Atlantique.
Pas évident au début, car tout commence au Tibet............................ pour revenir au Tibet. La boucle est bouclée avec quelques cadavres le long de la route. Mais ça, on a l'habitude avec Pendergast.
Pas de mission officielle, même si mon enquêteur du FBI préféré file un coup de main au commissaire du bord pour élucider quelques bricoles.................... tricherie au casino compris.
Juste une mission "mystique" : retrouver un objet dont on ne sait rien (ni la forme, ni le rôle) qui a été volé dans un monastère tibétain.
Mission mystique qui va obliger Pendergast et Constance a aller jusqu'au bout de leur âme.
Pendant qu'un tueur (mais y en a-t-il seulement un ?) étripe les passagers du Britannia, ou les passe par-dessus bord.
Pendant qu'un commandant de bord devenu fou essaye de transformer un bijou de technologie moderne en Titanic du 21e siècle.
Ambiance glauque et angoissante comme savent en créer nos deux auteurs fétiches.
Et un final......................... très surprenant................. mais ça, il faudra lire l'histoire pour savoir.
17 mai 2009
Muséum de Véronique Roy
J'ai eu du mal au début, à cause du style plus proche d'un script de cinéma que d'un roman. On place les acteurs, on prend le spectateur à témoin.
Mais l'histoire est bien construite, les personnages très particuliers et le lieu du crime très attractif alors je me suis accroché et je ne le regrette pas.
Le lieu du crime ? le muséum d'histoire naturelle à Paris. Mais pas le muséum côté touriste, celui côté recherche scientifique. Par certains côtés, cela m'a rappelé "Superstition". Surement à cause du musée et des gueguerres entre scientifiques.
Les personnages ? principalement des scientifiques tous plus mégalos ou allumés les uns que les autres.
Les victimes ? des scientifiques massacrés et mis en scène par un cinglé............... pas de doute là-dedans.
Et en filigrane, Darwin et sa théorie si controversée aux USA par les créationistes (encore des allumés !!!).
La police est là, mais elle fait plutôt de la figuration. L'enquêteur est un scientifique pur et dur et une caricature d'américain. A moins que tous les américains soient comme lui : mal attifés, mal coiffés, braillards et mal élevés. Mais sympathique quand même.
Et ça zigouille dans les couloirs du muséum, les sous-sols et les recoins obscures. Et le sang coule avec une montée dans l'horreur à chaque crime.
Trafics, magouilles, illuminés, haine et cadavres : de quoi faire un bon polar.
J'attends de lire un autre du même auteur pour me faire une opinion définitive.
11 mai 2009
Tous comptes faits de Peter Robinson
Et revoilà une enquête de l'inspecteur Banks (et là je proteste avec énergie contre les éditeurs qui ne publient pas les histoires dans l'ordre !!!!!!!!!)
Un comptable perd littéralement la tête ou plutôt elle s'éparpille en morceaux sanguinolents sur les murs et le sol de sa grange, et voilà l'inspecteur Banks en chasse.
Cette fois, c'est dans les milieux de la finance et surtout de la finance internationale qu'il va devoir patouiller. Parce que monsieur le comptable n'était pas tout à fait irréprochable question.......... comptabilité.
Un comptable se fait dégommer, un homme de loi disparait et c'est l'hécatombe qui commence : un flic tombe au champ d'honneur du contrôle routier pendant que son co-équipier se fait rectifier le portrait à coups de révolver, une musicienne se fait passer à tabac et Banks perd son sang-froid !!! si si, il perd son sang froid !!!
Et comme si ce tableau n'était pas assez compliqué et sanglant, voilà Dirty Dick qui rapplique avec la raison d'état en bandoulière, histoire de convaincre Banks de se tenir tranquille. On dirait qu'il ne connait toujours pas Banks, depuis le temps !!!!
Et tout ça pourquoi ? mais par amour bien sur !!!!
Peter Robinson nous mène par le bout du nez (ou plutôt des yeux) au rythme de ses intrigues bien ficelées. A chaque histoire, il nous fait découvrir un milieu différent, milieu où il ballade avec maestria son inspecteur préféré. J'adore.
21 mars 2009
Les anges de la nuit de John Connolly
Cette fois, c'est Louis qui est mis à l'honneur : sa vie, comment il est devenu........ ce qu'il est devenu. Des pages d'ombre mises en lumière à la manière de John Connolly. Son enfance, son premier meurtre, et son ange....... Gabriel qui a fait de lui un faucheur.
A l'ordre du jour : la vengeance. Louis se venge, on se venge de Louis. Et les cadavres s'accumulent (dont la plupart l'a bien mérité, il faut le dire). Alors comme d'habitude, ça flingue, ça explose, ça empoisonne, et pas dans la dentelle.
Pris au piège de ces vengeances, on retrouve Angel, l'autre face de Louis, et Parker qui n'est plus détective, même si on l'appelle toujours comme ça et les frères Fulci et Jackie Garner. La fidélité et l'amitié, il n'y a que ça de vrai n'est-ce pas ?
Louis et Angel sont en danger ? alors ils foncent sans se poser de question et ils flinguent. Mais pour ça, il n'y a pas besoin de les pousser très fort.
Et puis il y a Willie Brew. C'est aussi son histoire. Un homme simple, un honnête homme, pris dans l'engrenage des autres.
L'univers impitoyable des tueurs à gage, avec ou sans conscience.
26 février 2009
Le paradoxe du menteur de Martha Grimes
Et revoilà Richard Jury, mais il n'est pas au mieux de sa forme le pauvre !!! confronté à une histoire abracadabrante, il se laisse prendre au jeu et manque d'y perdre son anglais !!!
D'ailleurs, il n'est pas le seul, ces acolytes ne manquent pas de lui prodiguer tous leurs conseils, mais mine de rien, ils sont aussi dans les choux.
Des femme, enfant et chien qui disparaissent dans une autre dimension, et réapparaissent sur leurs pattes (deux ou quatre) ......... enfin pas tous...... on en retrouve quand même un raide mort !!!
Et entre dégustation de grands vins et repas soporifiques dans un club so-british, les mathématiques, la relativité, Shrodinger et son chat s'installent............... mais théorie des cordes ou non, un cadavre c'est un cadavre et un menteur est un menteur.
Enfin, heureusement quand même qu'il y a le chien......... celui qui a quatre pattes........ parce que sans lui, Jury serait toujours en train de chercher....... quoique au final.......... il cherche encore.
Pas de suspence terrifique cette fois, mais une bonne histoire.